26 septembre 2020

Mountain | Nantucket Sleighride (1971)




Officiellement né au sein de la Perfide Albion, le hard rock a très tôt essaimé chez le cousin d’Outre-Atlantique qui voit lui aussi des hordes de chevelus adeptes des riffs saturés et des voix haut perchée commencer à faire du bruit. Mountain (et son faux frère jumeau, West, Bruce & Laing) fait partie de ces pionniers américains du metal naissant. Bien qu’il comporte dans ses rangs un claviériste, le groupe a tout du powert-trio cher à son guitariste et leader, Leslie West. Outre l’imposant six-cordiste et chanteur, on retrouve le bassiste Felix Pappalardi et le batteur Corky Laing. La particularité de Mountain est de posséder dans ses rangs deux vocalistes aussi différents l’un de l’autre ; deux voix, l’une bluesy et rageuse (celle de West) et l’autre plus posée et doucereuse (Pappalardi) ; deux tessitures donc, qui vont déterminer la couleur, le style des chansons, selon que l’une ou l’autre les conduise.




Nantucket Sleighride, probablement l’album le plus fameux des Américains, alterne de fait brûlots hard bluesy (le puissant 'Don’t Look Around', 'You Can’t Get Away', 'The Animal Trainer And The Toad' et 'The Great Train Robbery') et perles délicates et raffinées (les magnifiques 'Nantucket Sleighride', joyau épique et envoûtant de toute beauté et que précède l’instrumental 'Taunta', 'Tired Angels', 'My Lady' et 'Travellin’ In The Dark'), cependant toujours rehaussées par la guitare rugueuse du père Leslie. Une bonne pioche pour l’amateur de hard rock seventies et pour le curieux qui se sent une vocation d’archéologue afin de mieux comprendre l’évolution d’une musique décriée mais qui continue pourtant à exister et à se développer  près de quarante ans après ses premiers cris. (01.07.2007)

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