23 janvier 2022

KröniK | Lacuna Coil - S/T (1998)




Rappelons que si nombreux sont ceux à l’avoir découvert deux ans plus tard avec In A Reverie, Lacuna Coil s’est tout d’abord fait connaître avec ce premier EP éponyme qui s’engouffre dans le sillage alors encore fumant du Mandilyon de The Gathering, album-référence de toute la scène du metal à chanteuse, auquel on pense beaucoup dès l’excellent « No Need To Explain », dont les notes égrenées par les claviers semblent s’être échappées du troisième opus des Hollandais, ou durant l’instrumental terminal aux relents du sublime « Mercury », « Un Fantasma Tra Noi ». 

D’ailleurs, les Italiens ont été vendus dès le début par le leur label, Century Media, comme un The Gathering bis. Ce n’est pas un hasard. La filiation a alors (encore) tout son sens, ce qui est moins vrai aujourd’hui. Mais la personnalité – réelle – du groupe que nous découvrirons au fil du temps et des disques, se fait déjà jour. Par petites touches. Comme ce chant masculin (clair, il est bon de le préciser), complémentaire de la voix puissante et aérienne à la fois de Cristina, dont on commence à admirer le charme latin. Comme ce sens de la composition qui fait mouche, carrée, simple et à la mélancolie évanescente (le très beau « Falling », seulement conduit par la chanteuse et par des lignes de six-cordes, qui suinte une immense tristesse). 

Et si le résultat se révèle pas aussi gigantesque que chez les Hollandais (qui ne se sont pas imposés dès leur première livraison, rappelons-le), le style forgé par nos amateurs de pizzas est déjà là et ne demande qu’à être extrait de sa gangue, tel un diamant. Ses successeurs s’y emploieront et fort bien… (30.11.2007) ⍖⍖

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